Certains destins tragiques restent dans les mémoires plus que d'autres, tel était le cas d'Eddie Aikau, et tel est le cas de Mark Foo.
Né à Singapour, le 23 décembre 1958, le jeune Foo, si l'on peut dire, débarque sur les rivage d'Honolulu à l'âge de 4 ans, il surfe très tôt sur les vagues d'Hawaï, qu'il connait très vite par coeur!
Il introduit le circuit pro en 1977, mais il préfère rapidement rider Waïméa hors compétition, le dépassement de soi est son seul but, les gigantesques vagues de la baie l'attire plus que la célébrité!
il a surfé les plus jours de Todos Santos, a participé à de nombreuses compets big waves tel l'"Eddie Aikau contest".
l'année 1994 voit l'arrivée d'une houle monstrueuse sur la Californie, Ken Bradshaw, Brock Little et Mark Foo s'empresse d'aller rider la célèbre "Maverick's", sur sa seconde vague Mark chute, mais personne ne s'en effraie, Foo n'en est pas à son premier wipeout, même dans les déferlantes de Waïméa il s'en est toujours sorti indemne, mais l'écume s'estompant, le calme revenant, Mark lui reste toujours absent, l'histoire veut que son leash se soit accroché à un rocher sous marin l'empêchant de remonter à la surface, son corps fut retrouvé quelques trop longues minutes plus tard, flottant au milieu de son pire ennemi:ses amies les vagues!
Grosse pensée aussi au surfeur Malik Joyeux!
Malik Joyeux, surfeur professionnel polynésien âgé de 25 ans, s'est noyé vendredi 02 décembre 2005 à 11h30, pour moi qui écris cet article c'était juste hier, après avoir été balayé par une vague au large d'Oahu dans l'archipel américain de Hawaï.
Il s'est tué sur la mythique vague de Pipeline.
Originaire de l'île de Moorea en Polynésie française, il n'a pas survécu, après avoir passé une dizaine de minutes sous l'eau. Il a trébuché alors qu'il chevauchait une vague d'environ 2,50 mètres, selon le photographe Bruno Lemos qui se trouvait sur la plage au moment de l'accident.
L'énorme lame s'est fracassée sur le surfeur, cassant sa planche en deux.Leash cassé, planche au bord, Malik n'est pas remonté à la surface. Après de longues minutes d'attente, Malik fut retrouvé à plus de 150 mètres de la zone d'impact, la nuque brisée!
Malgré l'arrivée des secours, la tentative de réanimation échoua.
Après l'accident, plusieurs dizaines de surfeurs ont interrompu leur activité pour prier sur la plage en se tenant la main en formant un grand cercle.
Surfeur professionnel, Malik Joyeux ne participait pourtant pas aux compétitions du circuit mondial. Il préférait, aider par ses mécènes, traquer les plus grosses et puissantes vagues au monde lors de séances de "free-ride", comme celle de Pipeline vendredi.
Malik Joyeux, probablement le meilleur surfeur que la Polynésie ait engendré, avait débuté dès l'âge de huit ans, selon le site Internet de son commanditaire, Oxbow. En 2003, il avait remporté le prestigieux "Billabong XXL Tube of the Year", "plus gros tube de l'année", une vague de près de huit mètres qu'il avait surfé à Teahupoo, chez lui à Tahiti.
L'an dernier, il avait fait la une d'un numéro spécial du magazine américain "Surfer": on le voyait chevauchant la vague de Teahupoo, ce qui lui avait conféré une aura mondiale auprès des fans de surf!
Bye bye Malik, l'océan ne sera plus jamais aussi Joyeux sans toi!